Histoires non sorties en albums

Paradise Gulch - (1979)

Ce court récitn’est passé que dans « Les Cahiers de la BD » (numéro 43) en 1980 et dans Stripchrift (numéro 119), revue d’expression flamande en 1979.

Malgré sa brièveté, Paradise Gulch est l’une des histoires les plus émouvantes de la série. On voit le cow boy solitaire arriver dans une ville peuplée de vieilles gloires du western. Il y a là Rin Tin Tin mais aussi William Hart, Roy Rogers, Hopalong Cassidy et Gary Cooper. Le rôle du barman est tenu par Wallace Beery, déjà caricaturé dans « La Diligence ».

Goscinny met en scène une sorte de maison de retraite pour cow boys qui fait froid dans le dos à Lucky Luke, lui dont les aventures se déroulent sur plus de trente ans sans qu’il prenne une ride. C’est la première et la dernière fois que Goscinny introduit un élément fantastique dans Lucky Luke puisque toute l’histoire est basée sur un anachronisme.

Caricatures

 Gary Cooper (Frank-James Cooper,1901-1961), acteur américain grande vedette des années quarante et cinquante. Il a touché aussi bien à la comédie (« L’extravagant M.Deeds »), au film de guerre («Pour qui sonne le glas ? ») qu’au western « Le train sifflera trois fois. ». « Paradise Gulch » fait d’ailleurs explicitement référence à une scène de ce film. Morris a reconnu qu’il s’était inspiré de sa mèche et de son allure dégingandée pour créer Lucky Luke.

Roy Rogers, acteur américain (1911-1998), il est devenu célèbre à partir de 1938 en imposant un personnage de cow boy chantant. Morris l’a cité comme l’une de ses références pour le personnage de Lucky Luke.

William Hart (1862-1946) acteur américain, vedette du cinéma muet. Le passage au parlant ruina totalement sa carrière. Morris l’a également cité comme l’un des inspirateurs de son personnage fétiche.

Hopalong Cassidy est un personnage de fiction. D’abord héros de roman, il fut capté par le cinéma puis par la télévision. Son interprète le plus fréquent fut William Boyd.

Rintintin : chien devenu vedette de cinéma dans les années 20. Il avait été ramené de la guerre de 14 par un militaire américain.

Voleurs de chevaux - 1956

Prépublication dans Risque-tout n° 49 en 1956. Cette histoire de quatre pages fut publiée dans « Gag de poche » numéro 24 . Lucky Luke ne joue qu’un rôle passif. C’est Jolly Jumper qui hérite du premier rôle, même s’il n’a pas encore trouvé sa personnalité. Il ne livre aucune pensée au lecteur, à peine un sentiment de surprise marqué par un point d’exclamation.

Le chemin du crépuscule - 1967

Prépublication dans Spirou 1482 bis (numéro spécial pour la MNEF) en 1967. 

En deux pages, Morris et Goscinny racontent une historiette autour des Dalton où Lucky Luke n’apparaît qu’à la fin dans une mise en abîme de la série. L’histoire n’a pas été reprise dans un album classique mais dans un fascicule 16×22 (numéro 72).

Lucky Luke se défoule - 1966

Prépublication dans « Le Point » en 1966.

Attention, il ne s’agit pas du Point français mais d’un hebdomadaire homonyme belge.

Grabuge à Pancake Valley – 1955

Prépublication dans Risque-Tout n° 4 en 1955.

Lucky Luke y est mis en scène sur quatre planches avec sa première personnalité. Il est dur, visage fermé et franchement violent. On y retrouve quelques archétypes, le joueur de cartes professionnel, le voyou costaud et intimidant et le croque-mort. En filigrane, Morris met en scène la relation fusionnelle qui unit Lucky Luke et Jolly Jumper.

Cette histoire a été redessinée dans les années 80. La nouvelle version figure sur l’album « La Ballade des Dalton et autres histoires » sorti en 1986.

Lucky Luke et Androclès - 1956

Prépulication dans Risque-Tout en 1956.

Quatre pages qui confrontent Lucky Luke au monde de l’art forain. Il est ici question d’un ours qui préfigure un peu celui qu’on retrouvera dans « Le Juge ». Histoire bien troussée.