Les albums

Les albums

Longtemps, les albums de Lucky Luke furent divisés en deux parties, les Dupuis et les Dargaud du nom des maisons d’édition successives. La série fut d’abord publiée chez Dupuis, l’éditeur belge, propriétaire du journal Spirou où Morris avait débuté. En 1968, elle émigra chez Dargaud, un éditeur français qui accueillait également Astérix, l’autre série-phare de René Goscinny.

Cette dichotomie était marquante car elle s’est longtemps incarnée dans la forme même des albums. Jusqu’en 1977, les Dupuis avaient une couverture souple (brochée dit-on dans le jargon de l’édition) tandis que les Dargaud étaient cartonnés. Beaucoup de gens pensaient et pensent toujours à tort que les albums Dupuis étaient réalisés par Morris seul, car le nom de Goscinny n’était pas mis en avant par l’éditeur (pourtant le scénariste français en a écrit 21 sur 31 et sa signature figurait sur les 13 derniers).

Dans les années 90, Morris créa sa propre maison d’édition, Lucky Comics.

Les albums étaient aussi caractéristiques par leur quatrième de couverture. Chez Dupuis : une imitation bois avec reproduction des couvertures des huit derniers albums parus ; chez Dargaud un dessin de Lucky Luke qui tire sur son ombre et sur une palissade avec le fameux slogan « L’homme qui tire plus vite que son ombre ».

Dargaud édita aussi des collections parallèles en format réduit : les « Super Pocket Pilote » à la fin des années 60 et la collection 16×22 à la fin des années 70.  Lucky Luke y apparaissait avec des histoires courtes. 

Vous trouverez ci-dessous une étude de chaque album…

Retrouvez les différents types de dos en cliquant ici.

Avertissement au lecteur
On nous a souvent demandé pourquoi nous ne fournissions pas de critiques pour la totalité des albums de Lucky Luke. La raison en est simple. Ce site est consacré à ce que l’on appelle l’âge d’or de la série Lucky Luke. Nous estimons qu’il se termine peu après la mort de René Goscinny (5 novembre 1977). A notre avis, les albums sortis dans les années qui ont suivi n’ont que rarement échappé à la médiocrité, au niveau des scénarios, puis au niveau des dessins. Nous avons décidé de ne pas parler de ces aventures qui n’ont pas apporté grand-chose à l’aura de la série, en notre âme et conscience.

Mais  nous chroniquons les albums « dérivés » de Mathieu Bonhomme, pourtant  sortis à partir de 2016. Leurs qualités les situent presque au rang de ceux de l’âge d’or.